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TOURCOING / PATRIMOINE

04 Nov

Le cercle St-Christophe se refait une beauté jusqu’en mai 2012

NORD ECLAIR 4 novembre 2011  JEAN-FRANÇOIS REBISCHUNG > jf.rebischung@nordeclair.fr

Jean-Pierre Moerman est heureux de voir débuter de gros travaux au cercle St-Christophe.
Celui-ci conservera néanmoins son charme et ses vieilles pompes à bière. 

Réfection de la toiture, travaux de mise en sécurité et
d’accessibilité… le cercle St-Christophe est fermé pour 7 mois. La Ville
soigne ses bourleux, nous raconte Jean-Pierre Moerman.

Coût de l’opération : 439 000 euros. Depuis le 1er novembre,
le cercle Saint-Christophe – le plus gros de la ville avec une surface de 346
m²- est fermé. Il ne rouvrira qu’en mai 2012 après la réfection de sa toiture,
des faux plafonds des deux pistes, des travaux de mise en sécurité ou encore de
mise en accessibilité pour les personnes handicapées. Bref, son plus gros
chantier depuis la rénovation extérieure des bâtiments au moment des travaux du
Jardin botanique situé à côté.

Pour Jean-Pierre Moerman, président de la fédération des sociétés de bourles du Nord et
Tourquennois, c’est donc « une bonne nouvelle » . Car est-il besoin de le
rappeler, le cercle St-Christophe est un haut lieu de la bourle à Tourcoing,
voire même au-delà. « Ici, la bourloire a beaucoup d’importance. Ce n’est pas
seulement un lieu de jeu. On reçoit des touristes, des scolaires, des
associations, des personnes handicapées. En juillet, on a même reçu un colloque
d’institutrices », explique-t-il. Alors, le président remercie la Ville, grâce à qui ce haut
lieu du patrimoine local va trouver une nouvelle jeunesse. « C’est une
reconnaissance » , dit-il. Il faut dire que Tourcoing (« la capitale de la
bourle », selon Jean-Pierre Moerman) compte encore environ un millier de
joueurs, 9 bourloires et même une rue des bourleux. « Ce n’est pas le cas de
toutes les communes. À Roubaix, il y a une rue de la bourloire mais on n’y
trouve plus de piste. »    Une reconnaissance Mais aussi un « vieux combat »

« Il a fallu se battre car beaucoup de bourloires ont failli disparaître à cause

du prix du terrain. Je me suis battu pour que beaucoup soient classées, mais ça n’a pas été simple. »
Aujourd’hui, Jean-Pierre Moerman se dit « plus confiant. On a la reconnaissance
de la municipalité, du Département, voire même du gouvernement parce qu’on
arrive à lui soutirer des subventions », sourit le président. Il raconte
d’ailleurs avoir récemment joué à la bourle avec David Douillet en visite dans
la région (avant qu’il ne devienne ministre des Sports). Et même « Roselyne
Bachelot, qui connaît très bien la bourle parce qu’elle est d’Angers. »
Tourcoing a des échanges historiques avec le chef-lieu du Maine-et-Loire…

Localement, il est aujourd’hui plus rare que les élus viennent jouer à la bourle avec Jean-Pierre
Moerman. « Mais ils ont compris qu’il fallait faire attention à nous. Car on
risquait de perdre un jeu qui ne se joue que dans le Nord. » La mairie est donc
propriétaire du cercle Saint-Christophe depuis 1992. Et si elle ne verse pas de
subvention à l’association, elle ne lui réclame pas de loyer. « En
contrepartie, on doit faire vivre les lieux. » Pour cela, le cercle
Saint-Christophe est donc peu à peu devenu la « deuxième maison » de
Jean-Pierre Moerman, trente ans après son entrée à la fédération des sociétés
de bourles du Nord, « pour donner un coup de pied dans la fourmilière », dit-il
en riant. Le temps a passé.  Aujourd’hui, c’est à lui que revient la charge « de faire venir les jeunes ».
Avec une certitude : « Ici c’est un lieu de convivialité où l’on se retrouve
entre copains. » Un lieu qui respire la camaraderie. Et qui malgré les travaux
conservera son cachet. Les vieilles pompes à bière posées sur le comptoir – qui,
s’il pouvait parler, aurait bien des histoires à raconter – seront encore là en
mai 2012, pour la réouverture du cercle.

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