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Yvette Braecke : la passion de la bourle au féminin

23 Mai

Publié le dimanche 22 mai 2011 Nord Eclair     CÉCILE RUBICHON  cecile.rubichon@nordeclair.fr

À l’origine de la première équipe de femmes du cercle Saint-Germain, Yvette Braecke a aussi créé une école de bourle dans les années 90.

À 77 ans et 30 ans d’adhésion au cercle Saint-Germain, Yvette Braecke est l’une des plus anciennes et toujours l’une des meilleures
joueuses de bourle de Mouvaux. Portrait.

« Yvette, on n’a pas de leçon à lui donner », lance Michel Hespel. D’une, Yvette Braecke est l’une des joueuses les plus expérimentées du cercle Saint-Germain. De deux, elle ne s’en laisse pas compter. Surtout pas par les hommes : « Quand je commande, ils filent droit », commente-t-elle. Question de respect. Elle joue à la bourle depuis plus de 30 ans et elle s’est toujours bien débrouillée, pour placer comme pour frapper. Ce qui explique pourquoi elle est régulièrement commandant, celui qui guide le jeu et conseille les joueurs d’une équipe.

Championne régionale à 70 ans             Yvette Braecke a découvert la bourle en 1978. À l’époque, la bourloire Saint-Germain était dans la cour d’une école privée et non sous une résidence. Mouvaux avait un deuxième cercle, au Sacré-Coeur, et Yvette 44 ans. « Mon mari jouait ici. Il me proposait souvent de l’accompagner mais je ne voulais pas, je pensais qu’il n’y avait que des vieux. » Une chose est sûre : si les femmes sont désormais autorisées à fréquenter les bourloires, elles sont peu nombreuses à se hasarder sur les pistes. Yvette Braecke, elle, apprécie l’ambiance et se prend vite au jeu. Émile Bois, alors président du cercle, la forme.     Un an plus tard, elle constitue la première équipe de femmes de Saint-Germain. En 1980, elles remportent leur premier tournoi, à la Marlière. Depuis, elles en ont disputé un paquet. Elles jouent aussi en individuel et avec des hommes. Mais Yvette Braecke ne fait jamais équipe avec son mari. « Je jouais contre lui, mais pas avec lui : un homme, ça râle et puis ça n’aime pas qu’une femme fasse mieux », justifie-t-elle. C’est dit.    Car, en plus d’un caractère bien trempé, elle a du talent. En 2002, à 70 ans, elle a été championne régionale féminine en un contre un. Mais elle commandait depuis bien longtemps. Les femmes depuis la formation de la première équipe en fait.   Fondatrice de l’école de bourles  À la liste de ses récompenses : l’obtention de la médaille de la jeunesse et des sports. « C’est M. Delnatte, le député qui me l’a remise » , raconte-t-elle. Il y a trois ans, pour son implication auprès des jeunes. Maman de quatre enfants, dans les années 1990, elle fonde en effet une école de bourles. Elle en a vu passer des gosses. « On les emmenait en Belgique pour des tournois », se souvient-elle. Elle ne les voit plus à la bourloire. « Vous savez comment c’est : maintenant, ils sont fiancés ou mariés pour la plupart. » Ils ont d’autres occupations.  Elle aussi en a d’autres : le vélo, le jardinage et ses petits-enfants. Pendant quelques  années, une de ses filles et une de ses petites-filles ont joué avec elle. Elles ont abandonné. Mais pas son gendre, avec qui Yvette Braecke fait parfois équipe en tournois. Sinon, elle joue toujours avec « ses femmes » ou les hommes, fréquente assidûment « sa » bourloire mais elle ne s’occupe plus des jeunes. Un peu moins alerte, elle a passé le relais à Michel Hespel, qui accueille les centres de loisirs et les écoles. L’école de bourle, par contre, a fermé. Mais la bourloire, elle, a été sauvée à force de détermination. Celle d’Yvette Braecke, qui était déjà secrétaire, a compté

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